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Mercredi 27 février 2008

Et bien à Boulogne, la campagne pour les municipales a le mérite d'être claire !

Alors que rien ne l'y contraignait en terme de rapport de force, le maire sortant Frédéric Cuvilier a souhaité que le rassemblement de la gauche marque sa candidature.

Moi qui ne suis pas toujours d'accord avec lui dans les choix nationaux ou la conception de ce que doit être et faire le Parti Socialiste, j'applaudis des deux mains à cette volonté d'associer le plus grand nombre à un projet ambitieux, propre à relever les défis qui attendent Boulogne.
Ainsi, la liste que Frédéric conduit est soutenue par le PS, le PC, les Verts et le PRG.
Beaucoup d'autres communes, tenues par le PS aurait été bien inspirées de faire de même, sans préjuger de leurs forces.

Son site: www.fredericcuvillier.com/
Par olivier huyghe - Publié dans : Denonce
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Lundi 25 février 2008

 
Comme un air de déjà vu. Ca me rappelle il y a quelques années, les attitudes de matamore de Le Pen invectivant un passant dans la rue. Ou encore son odieuse agression d’une élue socialiste lors d’une campagne, agression qui lui avait d’ailleurs valu d’être condamné.
    Mais cette fois-ci, il s’agit d’un Président de la République ! Répond-il à une agression verbale comme le prétendent Michel Barnier et Xavier Bertrand ? Non. L’échange est rapide. Alors qu’il progresse en serrant des mains autour de lui, Sarkozy agrippe comme les autres un visiteur qui se désintéresse de lui. Ce visiteur ne souhaite pas serrer la main de Sarkozy, c’est son droit. C’est lui qui se sent agressé.

-    ah non, touche moi pas !
-    casse toi alors !
-    tu me salis
-    casser toi alors, pauvre con !

Voilà l’échange. Qui est l’agresseur, qui est l’agressé ?
Il y a surtout l’humiliation d’un homme qui se croit au-dessus de tout et qui se rend compte de la réalité.
Par olivier huyghe - Publié dans : Denonce
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Lundi 25 février 2008

Il nous a fait part d’un « d’abord » mais il n’y avait pas « d’ensuite » ! Et bien le voici.

 

C’est au JT de samedi que j’ai appris la fin du voyage du TARA. C’est dans ce même JT qu’une autre dérive m’est apparue. Celle de l’érosion continue de la côte de popularité de Nicolas Sarkozy. 37%  !!! Jamais un président n’avait vu sa popularité s’effondre aussi bas en aussi peu de temps. Les raisons peuvent en être nombreuses, au premier rangs desquelles, j’ose espérer que la dangerosité du personnage n’est pas étrangère.

 

Et puisque je parlais récemment de dérive, la métaphore est facile. Car que dire des récents volontés présidentielles exprimées au travers de la Loi sur la Rétention de Sûreté de Rachida Dati, la Garde des Sceaux.

 

Sur le fond, je ne trouve pas choquant qu’un individu dangereux soit  enfermé. Voilà qui rassurera ceux qui voient dans les militants de gauche les défenseurs des criminels. Par contre, qu’un individu soit maintenu en détention, au delà de ce que la Justice Populaire lui aurait infligé par la Cour d’Assises, voilà qui me paraît pour le moins singulier. Même si je fais un raccourci, j’y vois la prédominance donnée à l’administration sur la Justice pour aller plus loin. Et quitte à ce que ce soit le cas, je préférerais largement que les condamnations initiales soient plus lourdes mais qu’à l’inverse, elles soient aménageables à la baisse par le biais de remises de peine conséquentes en cas de réinsertion psychologique ou sociales avérées.

 

Sur la forme, je trouve particulièrement immonde l’utilisation populiste qui est faite de la commisération envers les victimes. Que souhaite t-on ? Exalter un esprit de vengeance ? Ce n’est pas le rôle de la Justice ! Protéger les futures victimes potentielles ? sur quels critères ? Comme l’a si justement remarqué Robert Badinter, nous passons d’une Justice de responsabilité à une justice de sûreté, avec toutes les déviances possibles à l’avenir. Je constate surtout qu’il es de bon ton d’en appeler à ces sentiments lorsqu’il s’agit de tenir enfermés des criminels potentiellement récidivistes mais que pour remettre en question la dangerosité pourtant avérée de certaines sectes, il n’est plus d’actualité de tenir compte des victimes. Il est vrai que les criminels de droit commun exercent rarement des activités de lobbying auprès des décideurs politiques et pratiquent rarement l’entrisme au cœur des allées du pouvoir.

 

Le Conseil constitutionnel, juridiction suprême, a malgré tout validé la plus grande partie du projet de Loi, ne censurant que la rétroactivité prévue. C’est logique. Une loi ne peut s’appliquer qu’à partir du moment où elle a été votée, voir même une fois les décrets d’application publiés. Oui mais voilà ! Cette non-rétroactivité, pourtant de bon sens, ne semble pas plaire au Président Sarkozy. Le voilà alors qui s’engage sur une pente savonneuse, celle du contournement. Il demande à Vincent Lamanda, 1er Président de la Cour de Cassation, donc 1er magistrat de France, de trouver les subterfuges qui lui permette de passer outre le Conseil Constitutionnel !

 

Alors comment s’étonner qu’à travers le pays un souffle gronde ? La République est en danger ! La désobéissance civile deviendra-t-elle le refuge des vrais républicains ? Le principe de précaution à l’égard de nos institutions doit-il être exigé par le peuple ? Dans l’actuelle dérive, si les voies de recours susceptibles de sauver la démocratie continuent de s’obstruer, il ne faudra pas s’étonner que la rue parle … et qu’elle agisse !

Par olivier huyghe - Publié dans : Denonce
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