Dimanche 18 mai 2008
La voiture filait sur l'autoroute, dans la pénombre, depuis que son éclairage avait été suspendu. Heureusement, Kevin connaissait parfaitement sa route et
c'est avec l'assurance de ses vingt ans qu'il prit la sortie qui lui permettrait de gagner la côte. Bien que Lillois, il n'avait que rarement vu la mer. Tout entier absorbé par la vie citadine,
il ne connaissait pratiquement que les grands immeubles, les façades flammandes et les vitrines lumineuses ...Le grand air, pour lui, se résumait à une ballade de temps à autres sur les bords de
la Deûle ou à la Citadelle. Sa soeur et lui, pourtant, avaient gardé d'excellents souvenirs des quelques vacances passées chez leurs grands-parents à Wissant.
Kevin se rappellait avec nostalgie du sel dans ses cheveux, du vent vivifiant qui fouette le visage. Margo, elle, avait senti depuis longtemps l'iode dans l'air qui s'engouffrait par l'entrebaîllement de la fenêtre uq'elle avait ouverte malgré les protestations de son frère. Et cette odeur faisait remonter de sa mémoire ses combats contre le vent, tirant alternativement de droite et de gauche sur la voile de son char. Elle n'avait que rarement retrouvé l'intensité des sensations alors éprouvées. Le sable qui défile entre les petites roues, moi d'un mètre sous elle, lui avaient procuré les plus grandes montées d'adrénaline de sa courte vie.
Max et Aurélie, confortablement installés à l'arrière de la voiture ne parvenaient pas à dormir. Il serait toujours temps une fois parvenus à bon port, de monter les tentes et de goûter au repos. Eux n'étaient jamais venus aussi près du grand Océan. Arrivés quelques mois plus tôt à Lille en provenance de Strasbourg, ils étaient beaucoup plus habitués au froid et à la sécheresse des monts d'Alsace. Aussi, lorsque les quatre amis avaient décidé cette escapade sur la Côte d'Opale, chacun avait de bonnes raisons de s'enthousiasmer. Nostalgie pour les uns, découverte pour les autres, le week-end promettait d'être riche.
Kevin se rappellait avec nostalgie du sel dans ses cheveux, du vent vivifiant qui fouette le visage. Margo, elle, avait senti depuis longtemps l'iode dans l'air qui s'engouffrait par l'entrebaîllement de la fenêtre uq'elle avait ouverte malgré les protestations de son frère. Et cette odeur faisait remonter de sa mémoire ses combats contre le vent, tirant alternativement de droite et de gauche sur la voile de son char. Elle n'avait que rarement retrouvé l'intensité des sensations alors éprouvées. Le sable qui défile entre les petites roues, moi d'un mètre sous elle, lui avaient procuré les plus grandes montées d'adrénaline de sa courte vie.
Max et Aurélie, confortablement installés à l'arrière de la voiture ne parvenaient pas à dormir. Il serait toujours temps une fois parvenus à bon port, de monter les tentes et de goûter au repos. Eux n'étaient jamais venus aussi près du grand Océan. Arrivés quelques mois plus tôt à Lille en provenance de Strasbourg, ils étaient beaucoup plus habitués au froid et à la sécheresse des monts d'Alsace. Aussi, lorsque les quatre amis avaient décidé cette escapade sur la Côte d'Opale, chacun avait de bonnes raisons de s'enthousiasmer. Nostalgie pour les uns, découverte pour les autres, le week-end promettait d'être riche.
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Les petites routes sinueuses ayant succédé au grand ruban nois, i ln'était plus question de rouler vite. Une succession de côtes fit très
vite regretter au petit groupe d'arriver de nuit. Avec le soleil, le paysage devait être magnifique. C'est pourtant grâce à la nuit qu'ils distinguèrent bientôt quelques lumières. Le premier
hameau approchait. Avec les secousses de la voiture, on aurait pu coirre que les lumières dansaient. Encore lointaines, c'est leurs couleurs qui étonnèrent Kevin en premier. Habituellement
jaunes, celles-ci afficheient plusieurs nuances de vert, de rose et de rouge. Margo qui venait de passer plusieurs jours à consulter les animations locales sur Internt, ne se souvanait ps
d'une retraite aux flambeaux ou de quoi que ce soit de ce genre à cette époque ci de l'année. Et puis, il y avait aussi ce curieux mouvement. Les embardées de leur véhicule ne pouvait
expliquer ce résultat gracieux et cohérent. Soudain, alors que les lumières paraissaient encore loin, ils eurent l'étrange impression de les dépasser. Kevin stoppa la voiture sur le
bas-côté.
- Mais non, regardez ! intervint Max. On dirait des lucioles. Elles sont toutes petites c'est pour ça qu'on a cru que c'était encore loin !
Les autres opinèrent du
chef, conscients de leur erreur. Aurélie fût la première à l'entendre. Un bourdonnement sourd, qu'elle avait tout d'abord pris pour le frottement de milliers de petites ailes. Mais très vite,
elle perçut le rythme syncopée de ce son. Un peu comme une basse, avec régulièrement un petit son plus aigu. S'approchant doucement pour ne pas effrayer les insectes, le groupe fût bientôt
aux abords même de l'essaim. C'est alors qu'ils constatèrent que les lucioles s'étaient organisées en cercles concentriques et qu'au milieu se dressait une petite statuette lumineuse elle
aussi. Une mélopée s'élevait, sans que les jeunes ne comprennent la langue utilisée. Et alors qu'ils se jetaient des regards étonnés, la statuette parla. Pas juste une impression, pas une
résonnance, pas une illusion ; des mots sortaient d'une bouche animée, des mots parfaitement compréhensibles.
- Merci chères petites fées ! Merci de vos gentilles prières. Prenez du repos puis parcourez inlassablement le monde. Parlez en mon nom, soyez justes et bonnes. C'est le meilleur moyen de me rendre hommage. En attendant, ouvrez votre cercle, mes filles. De nouveaux compagnons brûlent de faire la connaissance de Marcel62.
- Mais non, regardez ! intervint Max. On dirait des lucioles. Elles sont toutes petites c'est pour ça qu'on a cru que c'était encore loin !
Les autres opinèrent du
chef, conscients de leur erreur. Aurélie fût la première à l'entendre. Un bourdonnement sourd, qu'elle avait tout d'abord pris pour le frottement de milliers de petites ailes. Mais très vite,
elle perçut le rythme syncopée de ce son. Un peu comme une basse, avec régulièrement un petit son plus aigu. S'approchant doucement pour ne pas effrayer les insectes, le groupe fût bientôt
aux abords même de l'essaim. C'est alors qu'ils constatèrent que les lucioles s'étaient organisées en cercles concentriques et qu'au milieu se dressait une petite statuette lumineuse elle
aussi. Une mélopée s'élevait, sans que les jeunes ne comprennent la langue utilisée. Et alors qu'ils se jetaient des regards étonnés, la statuette parla. Pas juste une impression, pas une
résonnance, pas une illusion ; des mots sortaient d'une bouche animée, des mots parfaitement compréhensibles.- Merci chères petites fées ! Merci de vos gentilles prières. Prenez du repos puis parcourez inlassablement le monde. Parlez en mon nom, soyez justes et bonnes. C'est le meilleur moyen de me rendre hommage. En attendant, ouvrez votre cercle, mes filles. De nouveaux compagnons brûlent de faire la connaissance de Marcel62.
Par olivier huyghe
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Publié dans : La SAGA de Marcel62
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Le Soleil
couchant teintait de reflets mordorés la sombre étendue marine au pied des falaises blanches. Immobile depuis déjà quelques minutes, l'ombre qui se découpait au sommet du cap se mit en
mouvement. Elle aimait la chaude humidité qui enveloppait le monde à l'approche d'une nuit d'été. Sur son passage, quelques genêts s'inclinèrent puis tendirent dans sa direction comme pour
retenir plus longtemps la force vitale qui en émanait. Lentement, avec l'assurance de celui qui sait, l'ombre s'éloigna à travers la campagne environnante. Tant de choses à faire encore, tant
de choix à éclairer, de fils et de filles à guider. Il lui arrivait parfois de se laisser gagner par la lassitude. Mais, dans ces moments là l'ombre repensait à ses responsabilités et à tout
l'espoir qui reposait sur elle.
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